Mardi 27 mars 2007
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Cela fait quelque temps que je n'avais rien écris, mais tout vient à qui sait attendre. Enfin presque...
Donc, aujourd'hui, la question est : faut t'il avoir un enfant ?
En effet, je suis avec mon amie depuis un certain temps, (bien plus que la plupart de nos amis), et de plus en plus, ces couples d'amis ont des enfants. Et forcément, par effet de mimétisme, ils nous invitent à en faire de même tout comme les pressions familiales qui nous poussent dans le même sens.
Mais, pour moi, le fait de faire un enfant est un engagement fort qui ne peut se prendre sur le suivi d'un groupe. Si j'ai un enfant, c'est un acte fort qui modifiera à jamais mon existence. Je trouve que trop de monde fait des enfants sans en percevoir toutes les implications.
Ce qui est certain, c'est que je ne ferais pas d'enfants pour les autres mais avant tout parce que j'en ai envie et surtout pour lui offrir un environnement épanouissant au possible.
Moi, lorsque je fais un choix, j'évalue tous les avantages et surtout toutes les contraintes. Je fais une balance entre les deux et en fonction de cette balance, j'effectue mon choix. On me reproche beaucoup de trouver trop de contraintes. Mais moi je leur reproche de vouloir se cacher les yeux. Voir les inconvénients ne vas que dans le sens de la négation du choix, il entre aussi dans un processus de choix complexe qui permet de mieux percevoir les implications et donc de mieux assumer ses choix.
Ainsi, dans le cadre de la question, faut t'il avoir un enfant ? Pendant longtemps, la réponse que j'apportais était non. Car mes conditions professionnelles, ma vision de l'éducation d'un enfant ne permettait pas d'être confiant en son éducation et que surtout, il était certain que cette mise au monde aurait été un obstacle dans mon épanouissement personnel. J'aurais du alors intégralement changé ma facon de vivre, mes espoirs, mes ambitions pour les adapter au seul avenir de l'enfant (changement d'emploi, pour pouvoir lui offrir tout ce dont il peut avoir besoin, changement des loisirs, forcément le temps des loisirs sera le plus entamé pour s'occuper de lui, etc...). Et je ne comprends pas au pourquoi, au nom de quoi, ma vie devrait être destiné à l'éducation de cet enfant qui lui aussi reproduira ce shéma et qui ne fera qu'une descendance de frustré. Bien évidemment, j'exagère, mais je pense qu'il est bien meilleur de concevoir un enfant dans un état personnel d'épanouissement initial, ce qui permettra un cycle vertueux plutot qu'un cycle d'ambitions brisés.
Enfin, pour moi, la création d'un nouvel être dans un monde ou des milliers d'autres meurt chaque jour me parait fondamentalement égoïste. Je ne me vois pas faire un enfant et lui dire plus tard, oui, nous t'avons fais dans l'amour, mais de manière complétement égoïste vis à vis du monde. Et c'est la qu'un livre qui m'a énormément marqué (fondation d'isaac asimov) m'a permis de faire évoluer ma réflexion. En effet, par rapport aux drames du monde, aux menaces climatiques, aux inquiétudes qu'il suscite, je pense qu'il est important de pouvoir continuer une descendance qui aura pour but d'oeuvrer dans l'amélioration de la situation mondiale. Grande ambition me direz vous. Oui, mais mieux vaut être ambitieux que naitre sans ambition.
Certes un seul homme ne pourra changer le destin du monde, mais je crois fondamentalement aux effets domino déclenchés par des êtres humains importants. Et j'aimerais que mon enfant puisse être un de cela, sans lui déterminer un domaine ou un objectif, mais qu'il sache qu'en tant qu'être humain sur cette planète, il a un rôle et qu'il doit s'efforcer de l'accomplir.
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